
Crosstalks between Death Receptor signalling and the endoplasmic reticulum stress response in cancer
Interactions entre la signalisation des récepteurs de mort et la réponse au stress du réticulum endoplasmique dans le cancer.
Elodie Lafont
Throughout tumour development, cancer cells are subjected to both intrinsic and extrinsic stresses with which they must cope to survive and proliferate. Adapted tumour cells survive this selection pressure through the activation of specific signalling pathways. Amongst those are the signalling engaged by the death receptors (DR) and the unfolded protein response (UPR), an adaptive response to endoplasmic reticulum stress. In this talk we will present several aspects linking the UPR, and in particular its sensor IRE1, and DR signalling in glioblastoma and triple-negative breast cancer cells, and their functional consequences on cell fate.
Keywords: Death receptors, Unfolded protein response, CD95, TRAIL-R1/2, IRE1, Triple-negative breast cancer, Cell death
Interaction CD27-CD70 : un nouveau mécanisme d’évasion tumorale
Eric Tartour
Les molécules de costimulation sont connues pour favoriser la stimulation et la prolifération des lymphocytes T, en synergie avec le récepteur T. Parmi ces molécules, CD27, exprimé par les lymphocytes T, interagit avec son ligand CD70, exprimé par les cellules présentatrices d’antigènes (lymphocytes T). À partir d’une analyse de données publiques (TCGA), nous avons d’abord observé que les cellules tumorales dérivées de cancers du rein exprimaient de forts niveaux d’ARN codant pour le CD70, ce qui nous a paru paradoxal étant donné la fonction connue de cette molécule. Nous avons ensuite confirmé au niveau protéique qu’une interaction existait bien entre la molécule CD70 et la molécule CD27 exprimée par les lymphocytes T dans le microenvironnement des tumeurs du rein. Ces lymphocytes T étaient dysfonctionnels et exprimaient de nombreux marqueurs associés à l’apoptose (Benhamouda N. et al., Clin Cancer Res., 2022). De façon intéressante, l’interaction entre CD27 et CD70 conduit au clivage de la molécule CD27, libérant ainsi sa portion extracellulaire, que l’on peut retrouver dans le plasma. Nous avons observé une corrélation entre le nombre d’interactions entre CD27 et CD70 dans l’environnement tumoral et les concentrations plasmatiques de CD27 soluble. Nous avons émis l’hypothèse que ces concentrations de CD27s pouvaient refléter un état dysfonctionnel des lymphocytes T, secondaire à une interaction chronique entre CD27-CD70, qui seraient résistants à la réactivation par une immunothérapie anti-PD-1. Cette hypothèse a été validée en montrant que les concentrations de CD27s sont associées à la résistance au traitement par anti-PD-1 chez des patients atteints d’un cancer du rein métastatique. Nous avons étendu ces résultats à la dysfonction des lymphocytes T exprimant le CD27 et au caractère prédictif des concentrations de CD27s chez des patients atteints de mélanomes métastatiques (Sam I et al., Embo Mol Med, 2025 ; Sam I., Clin Cancer Res, 2025).
Mots clefs: Immunothérapie du cancer, mécanisme d’évasion tumorale, Biomarqueur, Axe CD27-CD70.