Le rôle de l’immunité antitumorale dépasse le cadre de l’immunothérapie.

Épuisement lymphocytaire,

Déficience de la recombinaison homologue, 

Cancer de l’ovaire.

Anna Salvioni  Camille LaurentT2i  – Immunité anti-tumorale et immunothérapie..
.

Dans le cancer de l’ovaire en stade avancé, la présence de lymphocytes T en état d’épuisement terminal est plus importante dans les tumeurs présentant des déficiences en réparation de l’ADN (HRD) que dans celles où la réparation de l’ADN est intacte (HRP). Dans les tumeurs HRD, la présence de ces cellules est corrélée à une meilleure survie sans progression. Alors que l’épuisement des lymphocytes T a été étudiée dans le contexte de l’immunothérapie, les résultats de cette étude suggèrent qu’il peut servir de marqueur pronostique dans le contexte des thérapies anti-cancéreuses autres que l’immunothérapie.

Le cancer de l’ovaire est souvent diagnostiqué à un stade avancé, lorsque les options thérapeutiques sont limitées. Dans cette étude, nous avons analysé, dans une cohorte de 80 patientes atteintes de maladie avancée, l’épuisement des lymphocytes T, un état dans lequel les lymphocytes T spécifiques de la tumeur expriment des signaux inhibiteurs et présentent une capacité effectrice réduite. Ces lymphocytes sont les cibles des immunothérapies anticancéreuses actuelles.

Nous avons observé que les tumeurs présentant des anomalies de la réparation de l’ADN (appelées HRD) contenaient une proportion plus élevée de ces lymphocytes T épuisés que les tumeurs dont la réparation de l’ADN est intacte (HRP). Cela était observé alors même que les deux groupes présentaient un niveau global similaire d’infiltration lymphocytaire.

Lorsque nous avons examiné l’évolution des patientes sous traitements standards (sans immunothérapie), un résultat marquant est apparu : chez les patientes HRD, une proportion plus élevée de lymphocytes T épuisés était associée à une survie sans progression plus longue.

Ces résultats suggèrent que la nature et l’état fonctionnel des lymphocytes T pourraient être plus déterminants que leur simple nombre. Si l’épuisement des lymphocytes T est déjà reconnu comme un biomarqueur de réponse aux immunothérapies, nos données indiquent qu’il pourrait également avoir une valeur pronostique en dehors de ce contexte.

Ils confirment également le caractère immunogène des tumeurs HRD et suggèrent que ces patientes pourraient tirer bénéfice de stratégies thérapeutiques combinées intégrant l’immunothérapie.

Découvrir l’article publié

NPJ Precis Oncol. 2026 Apr 10.doi: 10.1038/s41698-026-01412-2. Online ahead of print.
Terminal T-cell exhaustion predicts tumor control independent of immunotherapy in ovarian cancer
Anna Salvioni, Marie Michelas, Mathilde Del, Pierre Vuattoux, Bertille Segier, Clara-Maria Scarlata, Noémie Thébault, Giulia C Leonardi, Nathalie Van Acker, François-Xavier Frenois, Virginie Feliu, Myriam Maixent, Lise Scandella, Sylvie Giuriato, Claire Illac, Sarah Betrian, Charlotte Chollet, Bastien Cabarrou, Carlos Martinez-Gomez, Christel Devaud, Ayman Al Saati, Christine Toulas, Thomas Filleron, Guillaume Bataillon, Jean-Pierre Delord, Maha Ayyoub, Alejandra Martinez

Collaborations et partenariats

Financements :

  • Ligue contre le cancer,

  • American Association for Cancer Research (AstraZeneca Ovarian Cancer Research Fellowship)

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Centre de Recherches en Cancérologie de Toulouse
Préambule

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