Contexte scientifique

Le projet SARRA du Groupe Sarcome Français (GSF) intéresse neuf sous types rares (<1%) de Sarcome des Tissus Mous (STM) pour lesquelles les recommandations de traitement, extrapolées des formes « fréquentes » de STM sont inadaptées: S. a cellules claires, S. épithélioïde, PECome, Tumeur fibreuse solitaire, S. alvéolaire des parties molles, Hemangioendothéliome épithélioïde, S. fibromyxoïde de bas grade et Fibrosarcome épithélioïde sclérosant ; ou non optimales : Tumeur desmoplastique à petites cellules rondes. Au sein de ce projet, le but du projet MIRAS que nous proposons dans ce travail est de développer de nouvelles approches immunothérapiques. En effet, si les inhibiteurs de PD1/ PD-L1 n’ont montré jusqu’à présent qu’un intérêt très limité dans la population des STM « fréquents », des réponses intéressantes ont été observées dans certains « sous types SARRA ». De plus, au-delà de ce constat clinique, aucune information n’a été publié sur le mécanisme et notamment sur l’environnement immunitaire de ces tumeurs.

Objectifs and méthodes

L’objectif du projet est d’analyser l’environnement immunitaire de ces tumeurs, en analysant de manière intégrée la signature transcriptomique CINSARC (possiblement reliée à l’immunité par le biais de l’instabilité génomique), l’infiltration tumorale des populations immunitaires (analyse CIBERSORT), et l’expression des antigènes Cancer Testis, et d’essayer de déterminer comment ces facteurs impactent le comportement tumoral et l’évolution clinique. Ces analyses seront regroupées en une seule manipulation réalisée sur tissu FFPE, grâce à la technique NanoString. Nous analyserons plus de 500 tumeurs issues de cas rétrospectifs et incidents identifiés par les bases de données du GSF.

Résultats attendus

Au-delà de la description de l’environnement immunitaire des STM rares, le projet MIRAS a pour deuxième objectif de développer des études précliniques et cliniques qui seront proposées et conduites au sein du GSF.