L’amélioration des traitements contre les cancers du sein exige de mieux définir les caractéristiques des tumeurs pour personnaliser les traitements : les intensifier si les tumeurs sont très agressives ou au contraire les limiter si les tumeurs sont de bon pronostic. Pour cela, il est important d’identifier de nouveaux biomarqueurs : des molécules exprimées par les cellules tumorales, ou son environnement, qui permettent de prédire l’agressivité des tumeurs et/ou la résistance aux traitements. Nous avons travaillé sur 274 tumeurs de patientes diagnostiquées pour un cancer du sein entre 2000 et 2002, suivies pendant plus de 12 ans, et analysé la présence d’un récepteur des hormones thyroidiennes (THRβ1). Notre travail a démontré que la présence importante de THRβ1 dans les noyaux des cellules cancéreuses détermine une mauvaises survie chez les patientes, et inversement une meilleure survie lorsque THRβ1 est présent dans le cytoplasme des mêmes cellules (Figure 1). La localisation intracellulaire de ce récepteur dit « nucléaire » semble donc définir son action dans la cancérogenèse mammaire.

Cette première phase d’identification de tels marqueurs nécessite ensuite une validation sur des cohortes plus importantes de patientes, dans le cadre d’essais cliniques.

Découvrir l’article publié :

Int J Mol Sci. 2020 Jan 3;21(1). pii: E330.
Cytoplasmic and Nuclear Forms of Thyroid Hormone Receptor β1 Are Inversely Associated with Survival in Primary Breast Cancer.
Shao W, Kuhn C, Mayr D, Ditsch N, Kailuweit M, Wolf V, Harbeck N, Mahner S, Jeschke U, Cavaillès V, Sixou S

  • Pr N. Harbeck et Pr U. Jeschke, Breast Canter, University Ludwig Maximilians (LMU), Munich, Allemagne
  • Dr V. Cavaillès, Institut de Recherche en Cancérologie de Montpellier (IRCM), INSERM U1194, Université de Montpellier, Institut Régional du Cancer de Montpellier, CNRS
  • W. Shao a été financée pendant 3 ans par le Chinese Student Council.

Une image !

Les survies des patientes dont les cellules tumorales expriment des taux élevés (en rouge) ou faibles (en bleu) des formes nucléaire (à gauche) ou cytoplasmique (à droite) de THRbéta-1 sont représentées en fonction du temps.

Contact :

Sophie Sixou équipe 12 CRCT : sophie.sixou@inserm.fr